• Route Jacques Coeur

    Fils d’un pelletier de Bourges, Jacques Coeur (1400-1456) entreprend dès 1432 des voyages en Orient. Depuis ses comptoirs de Montpellier et Marseille, il gère un véritable réseau commercial autour de la Méditerranée. Sa fortune lui permet de financer les dernières campagnes de la guerre de Cent Ans, mais lui vaudra la jalousie de la cour, son arrestation et finalement la mort en exil. 

     

    La route touristique qui porte son nom réunit aujourd’hui 16 sites et monuments: châteaux privés, musées, abbaye forment un itinéraire varié à la découverte du Berry

     

     Les Musées 

     

     A La Borne, à Bourges, à Mehun-sur-Yèvre ou à Foëcy, les techniques du grès et de la porcelaine, traditionnelles en Berry, sont à l'honneur. Mais il y a aussi le musée des Meilleurs Ouvriers de France, la Cité de l'Or, ou le musée de la Photo…

     

    Des amphores aux stèles sculptées, la civilisation gallo-romaine revit à Châteaumeillant, à Saint-Amand ou à Bourges, tandis que le duc de Berry et Charles VII attendent les visiteurs à Mehun-sur-Yèvre. L'histoire récente n'est pas oubliée, avec le musée de la Résistance à Fussy.

    Et le cadre somptueux du musée Estève et de l'hôtel Lallemant invite aussi à la rencontre avec les peintres Simon Vouet, Jean Boucher ou Maurice Estèves.

     

    Les hommes célèbres

     

    Le Cher et la ville de Bourges entretiennent la mémoire de l’époque qui les a largement façonnés : le XV ème Siècle. Au cours de celui-ci, de tous les personnages qui ont marqué le Berry et la France se distinguent le Roi Charles VII, le Duc Jean de Berry et Jacques Coeur grand argentier du Roi de France.

     

    En littérature, c’est au début du XX ème siècle que deux écrivains construiront leur œuvre toute imprégnée de leur région d’origine, le Haut-Berry : Alain Fournier auteur du "Grand Meaulnes", et Marguerite Audoux prix Fémina, avec "Marie Claire".

     

    Au début du XVe siècle, Jeanne d'Arc donne au roi Charles VII l'impulsion pour reconquérir son royaume. Jacques Coeur va lui trouver les finances de la reconquête. Jacques Coeur, né à Bourges, y construit sa "grand maison", le Palais Jacques Coeur. Marchand et ambassadeur, fabuleux et richissime, il contribua activement à la reconstruction économique du pays. De nos jours, il rassemble sous sa bannière 18 sites et monuments de son pays natal : châteaux privés, musées, abbaye, cathédrale, formant un itinéraire attrayant et varié, pour les touristes à la découverte du Berry. 

     

    Les autres châteaux 

     

    Au sud de la Loire, le Berry possède aussi ses châteaux. Moins prestigieux que leurs cousins de Loire, ils sont souvent plus chaleureux. Ces demeures privées s'ouvrent au public. Suivez la route Jacques Coeur pour les découvrir.

     

    Madame la Marquise est servie. Mais c'est vous qui êtes gâtés. La route Jacques Coeur, qui court entre Gien et Montluçon, arbore des couleurs châtelaines. Mais sa douzaine de demeures privées s'ouvre aujourd'hui au public. Chacune accueille de cinq à dix mille personnes par an. Et il se crée, entre le visiteur et le propriétaire, une complicité inattendue, faite de curiosité, d'admiration, de timidité aussi. Ainsi les châteaux ont une âme... On finissait par l'oublier en visitant les monuments publics. Ils ont également leurs problèmes, qui, bizarrement, rappellent les nôtres : gestion, financement, entretien. Beaucoup de cerfs dans les bois, mais, dans les champs, plus de serfs depuis longtemps. Les propriétaires sont devenus exploitants agricoles, pisciculteurs, forestiers. Certains guident leurs hôtes sous leurs plafonds enluminés, d'autres s'essaient à l'hôtellerie. Et s'ils montent encore à cheval, ils sont descendus depuis longtemps de leurs grands chevaux. A notre époque, il ne faut pas hésiter à se découvrir quand on possède plusieurs hectares de toiture. 

     

    CHEZ LES "GENS DU CHATEAU"

     

    Notre patrimoine national est essentiellement aux mains des particuliers. Il trouve son véritable sens lorsque le public peut en profiter. C'est la finalité profonde de la route Jacques Coeur. 

    Nous avons volontairement laissé de côté les villes : Gien, Bourges, Sancerre. C'est que cet itinéraire se découvre "en écartant les branches" et non en lorgnant les feux rouges. Promenade architecturale et historique, certes, mais aussi grande bouffée d'oxygène au centre du Berry et au coeur de la France. L'impression de remonter le temps en prenant le sien. D'accomplir un véritable rallye agreste, avec la joie, presque enfantine, d'aller de château en château en guettant leur toit pointu et leurs douves profondes aux creux des collines verdoyantes. 

    La Bussière, Blancafort, Le Verrerie, Boucard... La plupart des châteaux de la route Jacques Coeur ne sont séparés que par vingt ou trente kilomètres. On s'ennuie d'autant moins en roulant de l'un à l'autre que la nature éclate à chaque tour de pneu. D'Henrichemont à Menetou-Salon, la forêt arrive dans un fauteuil, peignée comme un gazon anglais, profonde comme une mer du Japon, déserte comme l'amour. L'asphalte la tranche comme dans les Landes, avec un sens de la ligne droite à faire se damner un Jésuite. On entend les oiseaux et on guette les sangliers, en rêvant fleurs et champignons. 

    Un champ de tir vous oblige à changer de chemin à répétition, au sud-est de Bourges. Mais l'Auron roule toujours des eaux brunes et la forêt de Maulne vous prend dans son giron comme une mère dessinée par Steinlen. Le soleil donne aux troncs une pâleur de lait, et, dans les pâtures, les vaches s'obstinent à naître nivernaises. Les hameaux sont repeints au vin blanc : Sancerre oblige ! Les premiers pieds de vigne démontrent qu'eau et alcool ne font pas forcément mauvais ménage. L'eau... Celle des étangs, qui résonnent, au soir tombant, des sauts de carpes et du bavardage des canards. Celle des rivières, torrents en hiver, pipis de chérubin en été. De trop nombreuses vieilles maisons s'agenouillent devant les constructions légères, davantage soutenues par le crédit que par leurs fondations. Mais la campagne demeure polissonne, et les perdrix qui s'envolent devant votre capot évoquent plus Raboliot que monsieur Merlin. Terre préservée entre Loire et Auvergne, le Berry possède la magie du vert et du verre ; il n'a pas le verbe haut, mais ses châteaux parlent pour lui. 

    Ils dissertent sur Louis XIV et Charles d'Amboise, Jeanne d'Arc et Marie-Antoinette. Ils révèlent leurs secrets d'alcôve avec la discrétion d'un tambour de garde-champêtre. Toutes leurs pierres sont précieuses. Mais elles ne s'appellent pas diamants ni émeraudes ; tout au plus briques et silex. C'est pour ça que les "gens de château" ne sont plus riches que de tradition et de sensibilité, de dignité et de tendresse. Bien sûr, ils bénéficient de revenus industriels ou agricoles, de dégrèvements et de subventions. Mais que de lourdes contreparties. L'entretien, le gardiennage, les milliers de litres de fuel que représente le chauffage... Ils tiennent bon, adaptant le rêve d'hier à la réalité d'aujourd'hui. A la Verrerie, Madame de Vogüé retapisse, elle-même, les quelques chambres d'hôtes qu'elle tient à la disposition de ses visiteurs. A Meillant, Aimery de Mortemart se spécialise dans l'élevage de la carpe. A Jussy-Champagne, Madame d'Amécourt s'occupe des visites commentées. A Ainay-le-Vieil, Marie-France de Peyronnet veille aux destinées touristiques du Cher. 

    Et on en arrive ainsi à cette route de châteaux privés dont le moindre argument n'est pas d'être habités. Pour l'accueil, naturellement, mais aussi pour la vie même de ces demeures ancestrales qui vieillissent deux fois plus vite quand on les abandonne à leurs souvenirs. Leur grand charme tient à leur diversité. Le Verrerie résonne encore des fastes cynégétiques chers aux Stuart. La Bussière propose un exceptionnel musée de la pêche en eau douce. A Ainay-le-Vieil, on salue Colbert. A Menetou-Salon, une collection d'ancêtres automobiles vaut plus d'une galerie de portraits familiaux. A Blancafort, le jardin à la française trouve toute sa plénitude, comme le style Louis XIII à Jussy-Champagne. Partout vous attend une ambiance bon enfant, un amateurisme éclairé, une chaleur peu commune. Même les guides qui, parfois, récitent leur texte à la manière des écoliers, savent vous faire verser une larme sur le coeur de ces bâtisses qui n'est pas de pierre. La plupart se gardent de vous enrégimenter et n'hésitent pas à vous guider, même si vous êtes le seul "client". En fait, ce sont des châteaux à la carte que vous propose la route Jacques Coeur. Elle dispose ainsi du meilleur atout. 

    Nous évoquons plus loin, un à un et dans le détail, chacune des demeures en question. Elles constituent, bien sûr, la première justification de l'itinéraire. La vie berrichonne ne s'arrête pas là pour autant. Un peu d'artisanat? Faites le détour par La Borne, un village de potiers, par Henrichemont, où Roger Colas travaille le cuir, par Saint-Hilaire-en-Lignières, où Jean Mauret se mire dans ses vitraux d'art. Un soupçon de gourmandise ? "Les Grands" d'Argent-sur-Sauldre cultive le fromage de chèvre et les caves de Menetou et de Château-Meillant risquent de vous enivrer. Un zeste de science ? L'observatoire radio-astronomique de Nançay compte parmi les plus prestigieux du monde. Ajouter à cela une centaine d'églises romanes, et vous devinerez, sans mal, que le Berry ne mérite pas franchement l'indifférence ! 

     

    UN DON DE DIEU

     

    C'est contre cette indifférence que veut lutter la route Jacques Coeur. Alain Fournier et George Sand sont morts, et on les lit moins qu'autrefois. Les châteaux, eux, se tiennent toujours debout, et, dans le Cher mystérieux, il font figure de phares. Louis XII, visitant Charles d'Amboise à Meillant, lui laissa ce petit mot : "Mon cousin, pour vous voir dans votre château de Meillant, je m'y suis embourbé, et que le diable m'emporte si j'y reviens jamais !". Rassurez-vous : même les routes, aujourd'hui, jouent la carte du tourisme, et la qualité de leur revêtement n'a d'égal que le sourire de leur décor. Quant aux fameux sorciers berrichons, ils se montrent très discrets. Chacun, d'ailleurs, s'accorde à dire qu'ils appartiennent à l'histoire ancienne. On en connaît bien encore quelques-uns, terrés dans la nature touffue. On les consulte même quelquefois, pour guérir un méchant zona ou se débarrasser du sort qui fait crever les troupeaux. Ils sont, du reste, très efficaces... Mais il ne faut pas voir de mal à cela : Monsieur le curé , en personne, assure que les dons de ces rebouteux viennent de Dieu. Alors…

    Du moyen âge au 19e siècle

     

    LA BUSSIERE -

     

    C'est le Château des Pêcheurs, et un paradis pour les disciples de Saint-Pierre, avec une exposition de vieux matériel de pêche en eau douce, des gravures de poissons, souvent anglaises, des aquariums où évoluent truites, brochets, tanches, black basa et coelacanthe . Un véritable musée halieutique, qui fait pendant au musée de la chasse de Gien. La Bussière, reconstruit au XVIe siècle et remanié au XIXe, a conservé se lingerie et sa cuisine, les deux possédant encore tous leurs accessoires. Bons commentaires pendant la visite, même si l'on confond parfois le thon et l'esturgeon ! Consacrée à la pêche à la ligne, cette demeure ne pouvait que vivre au bord de l'eau : c'est le cas, puisqu'elle ouvre sur un grand étang. 

    Promenade dans le parc, visite du potager. 

    Visite de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, tous les jours sauf le mardi, de fin mars au 15 novembre ; de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, tous les jours en juillet et août.

     

    GIEN -

     

    Premier château de la Loire construit par Anne de Beaujeu en 1484, dans lequel est installé le Musée International de la Chasse depuis 1952. 

    Visite de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h de novembre à avril inclus ; fermé les 25 décembre et 1er janvier ; de 9 h 30 à 18 h 30 de mais à octobre inclus. 

    Visites commentés sur rendez-vous. 

     

    ARGENT SUR SAULDRE,

     

    Succédant au château édifié par Marie de Sully en 1501, le château actuel construit par Victor Louis abrite aujourd'hui le Musée des Métiers et Traditions de France, ainsi qu'une collection de Faïences de Gien. 

    Intéressante exposition sur l'Abbé Moreaux, ancien directeur de l'observatoire de Bourges, né à Argent-sur-Sauldre. 

    Maison du pays de Sauldre, étang du puits et canal de la Sauldre, parcours de pêche et de promenade. 

    Musée ouvert tous les jours du 1er avril au 1er novembre.

     

    BLANCAFORT -

     

    Le Château de Blancafort fut édifié au XVe siècle par la famille de Boucard sur l'emplacement d'une ancienne seigneurie qui existait déjà au XIe siècle, puis transformée au XVIIe siècle. 

    On y trouve un très beau mobilier et des tapisseries du XVIIe au XVIIIe siècles. Musée de la Sorcellerie. 

    Blancafort est un château privé et habité. 

    En l'absence du guide, nous avons dû nous contnter d'une visite extérieure. Gentillesse et charme à souligner chez la jeune personne qui distribue les billets. Le jardin à la française est un modèle du genre. Edifiée au XVe siècle par les Boucard, cette puissante demeure, toute de briques et d'ardoises vêtue, domine la Sauldre. Site très verdoyant. 

    Visite de 10 h à 19 h sans interruption du 1er juin au 30 septembre ; de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30, sauf le mardi, du 15 mars au 31 mai et du 1er octobre au 11 novembre.

     

    AUBIGNY-SUR-NERE,

     

    Des étangs de Sologne aux coteaux du Sancerrois, le Pays des Ecossais : étape fleurie où l'on peut admirer son ensemble de maisons à colonages (XVIe siècle), son église gothique, son château Renaissance, ses Grands Jardins, son cloître. 

    La cité des Stuart propose des expositions permanentes aux visiteurs : Musée de la Vieille Alliance Franco-Ecossaise, Musée Marguerite Audoux (écrivain), Salle consacrée à Pierre Rateau, Compagnon de la Libération, Maison François 1er. 

    Musées (dans le château des Stuart) : Tél. 02 48 81 50 00 

    Office de Tourisme pour les visites commentées de la ville, du château, de l'église, du cloître

     

    LA CHAPELLE D'ANGILLON -

     

    Château du XIe-XIIe siècle, forêt Saint Palais. Ancienne résidence des Princes de Boisbel, demeure de la Princesse de Clèves et du ministre Sully. Ancien jeu de paume de la Renaissance. 

    Musée Alain Fournier et découverte mystérieuse du grand Meaulnes aux marches de la Sologne. 

    Ouvert tous les jours de 9 h à 12 h et de 14 h à 20 h sauf dimanche matin. 

    Visites guidées : Château, musée Alain Fournier, fondation Royale Albanaise. 

    Deux visuels sur écran : Mille ans d'histoire et Alain Fournier. 

    Repas pour les groupes, dégustation pour les visiteurs.

     

    LA VERRERIE -

     

    Elégante demeure de la Renaissance, édifiée par Béraut Stuart d'Ecosse. Fresques de la Chapelle et Galerie à arcades (XVIe siècle), Pleurants du Duc de Berry, salons meublés et habités. 

    En lisière de la forêt d'lvoy, une demeure Renaissance qu'on découvre au bout d'une longue allée bordée par un étang. L'aile de briques et de pierres est portée par des arcades élégantes et légères. La chapelle, qui conserve un ensemble de fresques du XVIe siècle, ferme la cour à l'opposé, tournée vers l'eau et le bois. La Renaissance trouve ici toute se substance. Un autre point fort de la route Jacques Coeur, qui fut aux mains des Stuart pendant plus de deux siècles. Dans la salle à manger, portrait de Louise de Kéroualle, duchesse de Portsmouth, lointaine ancêtre de Lady Oiana. 

    Parc ombragé et aménagé ouvert du 1er avril au 1er novembre. Visite du parc de 10 h à 18 h 30. 

    Visites guidées de 10 h à 18 h 30, ou à la tombée de la nuit. 

    12 chambres d'hôtes sur réservation. Restaurant "la Maison d'Hélène" dans le parc : fermé mardi et mercredi midi.

     

    BOUCARD -

     

     

    En bordure de la Sauldre, qui alimente ses douves, flanqué de quatre tours d'angle, avec ses échauguettes en encorbellement sur son donjon, le château offre au premier regard l'austère apparence de l'Art Médiéval. Mais une fois franchi le pont dormant, les visiteurs pourront admirer une magnifique Cour Renaissance du XVIe siècle et se promener dans les appartements du Maréchal de Navailles, qui y fut exilé au XVIe siècle. 

    Poussé au creux des prés et de l'eau, cerné par de robustes communs où se déroulent divers concerts et récitals, le château conserve d'importantes constructions médiévales. Perdu par les ans et resté un certain temps inhabité, il dégage une nostalgie très prenante. La personne qui assure la visite guidée s'acquitte de sa tâche avec tact et gentillesse. L'intérieur de Boucard fut remanié, au XVIIIe siècle, par le Maréchal de Navailles ; il avait contrarié les amours de Louis XIV, ce qui manquait de prudence ! Le salon ouvre largement sur la campagne ; la petite chambre, avec son lit à baldaquin, offre une étonnante intimité ; les boiseries, bien nettoyées, méritent une particulière attention. Pour le visiteur, Boucard, c'est assurément un coup de coeur. 

    Visite du 1er avril ou 1er novembre de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h en été, fermé à 17 h en hiver.

     

    MAUPAS -

     

    Nombreux souvenirs du Comte de Chambord, prétendant au trône de France, tapisseries des Gobelins, jardin, vin du domaine de Maupas (appellation Menetou-Salon).

    On le voit très bien de la route, planté au milieu d'un parc, face à un étang. Le XlVe siècle lui vaut des lignes sobres et ramassées. Il conserve des souvenirs de la duchesse de Berry, qui y résida, ainsi que du roi Charles X et du comte de Chambord. Mais le clou de la visite, c'est la collection de 887 assiettes de faïence datant du XVe au XVIIIe siècles, et exposée dans la grande cage d'escalier. 

    Visite de 14 h à 19 h des Rameaux au 1er octobre ; ouverture supplémentaire de 10 h à 12 h les dimanches et jours fériés et du 1er juillet au 15 septembre ; de 14 h à 18 h du 1er au 15 octobre et le dimanche du 15 octobre au 15 novembre.

     

    MENETOU-SALON -

     

    Toujours propriété de l'arrière-petit-fils du Prince Auguste d'Arenberg. Les communs abritent une sellerie très complète et une collection de voitures hippomobiles et automobiles, ayant toutes été achetées pour le domaine et employées par les propriétaires. 

    Ancienne propriété de Jacques Coeur, le château, détruit pendant la Révolution, fut reconstruit et richement décoré au cours du XlXe siècle par les Princes d'Arenberg, qui l'habitent encore. Il semble érigé sur un océan de verdure, surchargé mais bien noble tout de même dans la douce lumière du soleil couchant. On y découvre de précieuses tapisseries flamandes du XVe siècle, ainsi que des souvenirs de la famille Talleyrand. Les communs abritent une sellerie, mais aussi une collection de voitures hippomobiles et automobiles : Minerva 1927, Citroën 1926 type B 12, Turcat-Méry 1911 (elle a fait le rallye Paris-Moscou, soit 3 000 km en 10 jours), Panhard et Levassor 1899, etc. 

    Visite de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h30. Fermé le mardi, de Pâques au 30 septembre ; ouvert sans interruption de 10 h à 18 h 30 en juillet et août.

     

    BOURGES -

     

    Autour de sa cathédrale gothique classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, la ville est aussi remarquable par ses maisons à pans de bois, ses hôtels Renaissance et classiques, ses musées (gratuits), ses jardins et ses marais. 

    Office de Tourisme ouvert tous les jours de 9 h à 18 h (19 h en été). 

    Horaires différents dimanches et jours fériés. 

    Exposition permanente du patrimoine. 

    Visites de la ville et de la cathédrale avec des guides conférenciers agréés par le Ministère de la Culture.

     

    BOURGES - Le Palais Jacques Coeur -

     

    Edifié par l'argentier de Charles VII au milieu du XVe siècle, il constitue un exemple exceptionnel d'une demeure civile à la fin du Moyen Age. Construit sur l'enceinte gallo-romaine de la ville, il est remarquable par l'abondance de son décor sculpté et le confort de son plan intérieur. 

    Ouvert tous les jours sauf les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre. 

    Visite de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h du 1er novembre au 31 mars ; de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h du 1er avril au 30 juin et du 1er septembre au 31 octobre ; de 9 h à 12 h et de 13 h à 19 h en juillet et août.

     

    DUN-SUR-AURON -

     

    Anciennement Dun-le-Roi, capitale gastronomique de la noix en Berry. Nombreux vestiges d'un riche passé historique : XIIe-XIVe siècle. 

    Voir ses remparts, son beffroi, son église romane (XII-XIIIe siècle), le Musée du canal de Berry et le Festival de Théâtre. 

    Visite de 14 h 30 à 18 h 30 du 1er au 30 avril ; de 10 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30 du 1er mai au 30 septembre ; de 14 h 30 à 18 h 30 du 1er au 30 octobre.

     

    MEILLANT

     

    Ensemble gothique flamboyant prestigieux. Salon d'apparat, salle à manger, bibliothèque... somptueusement meublés, salle des gardes. Dans son parcours découverte, Meillant vous ouvre les portes de l'infiniment petit, la référence de la miniature. 

    Meillant flamboie de toutes les grâces de la Renaissance, même si sa façade ouest demeure très médiévale. Cette opposition ne constitue pas son moindre attrait. Dû à Chartes 1er d'Amboise et à son fils Charles II, ce château, bâti au creux de l'eau, bénéficie d'un parc dense. La Tour du Lion marque bien l'évolution de l'art gothique flamboyant sous l'influence de la Renaissance. La chapelle privée, bien séparée de la demeure principale, ne saurait vous laisser indifférent. Sur la pelouse, des paons refusent systématiquement de faire la roue devant les photographes. Ils distraient l'auditoire du guide, très compétent mais assez agacé par ces maudits oiseaux qui volent la vedette à l'historique de la propriété ! Quelques cygnes et des cerfs et biches ajoutent à la partie reconstruite au XIXe siècle, règne fièrement sur un parc boisé et verdoyant. animalière de la visite. Exposition de Talbot ayant appartenu à la famille. Meillant, pour nous, représente l'une des plus séduisantes propriétés de la route Jacques Coeur. 

    Location de salles. 

    Visite de 9 h à 11 h 45 et de 14 h à 18 h 45 tous les jours ; en automne, fin des visites à la tombée de la nuit ; fermé du 15 décembre au 31 janvier.

     

    NOIRLAC -

     

    Cette abbaye cistercienne, fondée en 1150, est l'un des meilleurs exemples de l'architecture monastique (XIIe-XIVe siècles). Vous pourrez découvrir le quotidien des moines à travers l'église, le cloître, la salle capitulaire, le dortoir des moines, le réfectoire et l'aile des convers. 

    C'est l'un des plus beaux types d'architecture monastique médiévale. Très bon guide, mais dont l'accueil pourrait s'améliorer. Cette abbaye cistercienne, qui a bénéficié d'une rénovation exemplaire, est le théâtre de concerts et d'expositions. 

    Visite tous les jours, sauf mardis. Du 1.1 au 31.3 et du 16.9 au 31.12 de 1O à 11 h 3O et de 14 à 16 h 3O ; du 1.4 au 15.9, de 10 à 11 h 30 et de 14 à 17 h 30.

    Ouvert tous les jours (sauf mardi en octobre, novembre, décembre, janvier, le 1er janvier et le 25 décembre). 

    Visite guidée (chaque heure à partir de 10 h) ou visite libre du 1er avril ou 30 septembre (sauf juillet et août) de 9 h 45 à 12h et de 13 h 45 à 18 h30 (billetterie fermée à 17 h 30) ; en juillet et août de 9 h 45 à 18 h 30 (billetterie fermée à 17 h 30). 

    Visite libre entre 12 h et 13 h 45 ; du 1er octobre au 31 mars : de 9 h 45 à 12 h et de 13 h 45 à 17 h (billetterie fermée à 16 h 30).

     

    SAINT-AMAND-MONTROND -

     

    Ancien hôtel Saint-Vic (XVIe siècle) devenu Musée d'Histoire locale, du paléolithique inférieur à l'époque contemporaine. 

    Centre Europèen de l'Or. Vestiges de la Forteresse de Montrond, ancienne résidence de Sully et du Grand Condé. 

    Musée : tous les jours (sauf dimanche matin et mardi) de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. 

    Visites guidées de la vieille ville en juillet et en août.

    Forteresse de Montrond : visite tous les jours du 15 juillet au 30 août. Hors saison sur rendez-vous.

    Office de Tourisme : tous les jours sauf dimanche.

     

    AINAY-LE-VIEIL -

     

    Château gothique italianisant (XIIe au XVIe siècle) appuyé sur une enceinte féodale intacte avec ses douves d'eau vive. 

    Chapelle Renaissance avec des peintures murales des XVIe et XVIIe siècle récemment remises à jour. 

    Musée d'Art et Traditions Populaires du Berry. 

    Parc et roseraie de roses anciennes et parfumées, jardin de Chartreuses. 

    On l'appelle le Petit Carcassonne, à cause de son enceinte octogonale flanquée de tours et d'une imposante poterne. Un visage féodal avec des douves d'eau vive, mais aussi, à l'intérieur, une demeure Renaissance beaucoup plus gracieuse. L'ensemble est habité par des descendants de Colbert, sans cesse présent à travers livres et portraits. Le grand salon, dont la décoration fut conçue en l'honneur d'un passage de Louis XII et d'Anne de Bretagne, mérite une visite attentive ; l'oratoire Renaissance est peu commun. Au sud de la Route Jacques Coeur, au milieu d'arbres joufflus, cette grande propriété séduit par sa force, le contraste entre son austérité extérieure et son sourire intérieure. La maîtresse de maison ne manquera pas de vous montrer un bloc de cristal ambré enfermant une araignée : un bijou offert à Mme de Tourzel par Marie-Antoinette. 

    Visite de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h ou à la tombée de la nuit du 1er février au 30 novembre ; de 10 h à 19 h sans interruption en juillet et août ; fermé le mardi en février, mars et novembre.

     

    CULAN

     

    Forteresse médiévale du XIIe au XIVe siècle, encore habitée et merveilleusement conservée. 

    Exceptionnelles charpentes gothiques, salles de guet, salles de chauffe, rarissimes hourds en bois animés de chevaliers en armes. Salles seigneuriales meublées. Jardins médiévaux recréés, ouverts au public depuis 1995. 

    Jeanne d'Arc séjourna dans cette forteresse épaulée par trois tours rondes, couronnées de hourdis de bois. On la considère comme un excellent exemple de l'architecture médiévale du Berry. Les salles débordent de meubles anciens et de superbes cheminées. Une très belle série de tapisseries du XVe siècle a hélas été volée.

    Visite de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h 30 tous les jours des vacances de février au 11 novembre ; de 9 h 30 à 19 h sans interruption en juillet et août ; de 14 h à 17 h en février et novembre. 

    - Bar-cafétéria de 11 h à 18 h en juillet et août .Restaurants pour groupes uniquement, sur réservation, toute l'année.

     

    JUSSY-CHAMPAGNE

     

    Château du XVIIe et XVIIIe siècle. 

    La propriété, derrière ses hautes grilles, est très attachante. Avec ses façades de briques et de pierres, elle constitue un rare témoin de l'architecture Louis XIII en Berry, dont elle évite la légendaire austérité. La rivière qui l'entoure galope au printemps, mais tarit en été. C'est souvent la propriétaire qui vous guide parmi son bel ameublement des XVIIe et XVIIIe siècles. 

    Visite tous les jours, des vacances scolaires de printemps à la Toussaint, de 9 à 12 h et de 14 à 19 h.


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